Un noble espagnol très instruit d’après lequel le mouvement ascétique du priscillianisme est nommé; né en Espagne, vers 340; décédé à Trèves, 386. Après sa conversion au christianisme, Priscillien a rejoint une communauté laïque d’ascètes, qui sont devenus des prédicateurs errants. Après avoir cherché à réformer le clergé, ils se sont tournés vers une mission plus large et ont rencontré un succès considérable, mais aussi une réaction fanatique en Lusitanie. Priscillian et ses partisans, Bps. Instantius et Salvian, ont été dénoncés par Bp. Hyginus de Cordoue à leur métropolite, Bp. Hydace de Mérida. Le Concile de Saragosse (380), auquel seulement dix évêques espagnols étaient présents, a adopté des canons contre la participation des femmes avec les hommes aux rassemblements religieux; contre les médecins ou les enseignants laïcs; et contre les chrétiens qui s’absentent de l’église pendant le Carême (c. 1; 7.2). Le canon cinq visait probablement la rébellion de Priscillien, d’Instante et de Salvien contre leur métropolite. Malgré cela, Priscillian a été élu évêque d’Ávila. Ses adversaires, Hydace et Ithaque d’Ossonoba, ont fait appel contre lui aux autorités laïques, alléguant des accusations de manichéisme et de magie. Exilés de leur province, Priscillien, Instantius et Salvian se rendirent à Rome ; Salvian y mourut et les autres se rendirent à Milan. Ils n’ont pas réussi à obtenir le soutien du pape damase ou de Saint ambroise, mais ont été réintégrés par les autorités civiles. Après la révolte réussie (383) de l’usurpateur Maxime, cependant, leur position fut à nouveau compromise ; et Instantius fut déposé par un Concile à Bordeaux (384-385). Lorsque Priscillien a fait appel imprudemment à Maxime, il a été condamné comme Manichéen, avec six partisans, et a été exécuté à Trèves.

Bibliographie : Ouvrages, éd. g. schepss (le Corps des écrivains concernant la réglementation du latin ecclésiastique 18; 1889), y compris Paul l’apôtre des lettres: les Canons, rév. par un Bp inconnu. Les croisés, et le Traité 9, peut-être par un Jamais. norton, une chronique de 2.46-51 et Dialogue 2.11, éd. c. halm (le Corps des écrivains concernant la réglementation du latin ecclésiastique 1; 1866). Le latin 84:315-318, Concile de Saragosse. e. babut, Priscillien et le priscillianisme (Paris (1909). j.m. ramos y loscertales, Prisciliano. Les événements des choses (Salamanque 1952); la Clé des Pères de l’édition latine. e. dekkers, 785-789. j. martin, Lexikon für sacred theology und Kirche 2 8:768–769.