R. B. Bennettt

Né à Hopewell Hill, au Nouveau-Brunswick, Richard Bedford Bennett (1870-1947) était enseignant, avocat, homme d’affaires et homme politique. Il a commencé sa carrière politique en 1898 lorsqu’il a été élu conservateur à l’Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest et, en 1911, il est entré en politique fédérale en tant que député de Calgary-Est. Bennett devient brièvement ministre de la Justice dans le gouvernement d’Arthur Meighen en 1921, puis chef du Parti conservateur en 1927. La victoire électorale de Bennett en 1930 signifie qu’il est Premier ministre de 1930 à 1935, pendant les pires années de la Grande Dépression.

 Photo: Le Très Honorable Richard Bennett

Le Très Honorable Richard Bennett. Cette photographie a été prise lorsqu’il était premier ministre, pendant la dépression. Son gouvernement a été critiqué pour ne pas avoir mis en œuvre les mesures de secours, bien qu’il soit connu personnellement pour répondre par des dons aux demandes d’argent des particuliers.
Bibliothèque et Archives Canada, C-000687

Bien que Bennett ait commencé son mandat en croyant que l’abnégation, la responsabilité individuelle, la libre entreprise et de nouveaux accords commerciaux sortiraient le Canada de la Grande Dépression, il a quitté croyant que le capitalisme avait échoué et que le gouvernement avait besoin d’un nouveau rôle économique. Ses croyances ont-elles changé à la suite des nombreux Canadiens qui lui ont écrit que, malgré leur bon comportement, ils avaient encore besoin de produits de première nécessité tels que des vêtements d’hiver et des soins médicaux et que les programmes de secours municipaux existants étaient toujours inadéquats? Influencé par le succès du  » New Deal  » du président américain Franklin D. Roosevelt, Bennett conçut une législation fédérale similaire pour les Canadiens, prévoyant un système complet de protection sociale, y compris l’assurance-chômage, l’assurance maladie et d’autres mesures de protection sociale. Cependant, la loi de Bennett fut déclarée inconstitutionnelle car elle violait le partage des responsabilités fédérales–provinciales tel qu’énoncé dans l’Acte de l’Amérique du Nord britannique. Malgré son échec, la loi constitue un pas sur la voie de l’assurance-maladie, car elle montre pourquoi les gouvernements provincial et fédéral doivent coopérer pour offrir des soins de santé aux Canadiens.